Voyager zéro déchet

À Montréal, Fred et moi essayons d’appliquer les principes zéro déchet : sans doctrine stricte, de façon douce et progressive, on a limité nos déchets, mais aussi nos possessions, pour privilégier la récup’ et le fait-maison : acheter la nourriture en vrac et les vêtements de seconde main, fabriquer ou réparer nos objects, faire du compost, cuisiner chaque jour, préparer pain, yaourt et kombucha, concocter ses produits ménagers… Ces choix nous procuraient beaucoup de joie, et si certains demandaient de la patience et de l’ingéniosité, on avait la chance de vivre dans un quartier facilitant cette transition avec des adresses formidables : l’épicerie Vrac et Bocaux au coin de notre rue, la boutique de produits ménagers Écolonet et le Marché Jean-Talon.

24B8F8A2-579B-438A-BB00-602DEB193834.jpeg

Mais en voyage, loin de nos repères et de nos fidèles pots Masson, comment tendre vers le zéro déchet ? Quels gestes privilégier pour ne pas laisser de traces sur notre passage ?

11C92D15-E100-4FFF-A56E-7DA6CB2514AF

Voyager à vélo : un mode de vie minimaliste et respectueux de l’environnement

Choisir de se déplacer à vélo, c’est déjà opter pour une façon de vivre respectueuse de l’environnement : une empreinte carbone nulle, une relation d’amour avec les paysages que nous traversons.

C’est aussi tenter de limiter ce que l’on emporte avec soi, et réutiliser ce que l’on avait déjà plutôt que d’acheter des vêtements techniques spéciaux pour l’aventure. C’est pourquoi par exemple nos montures se pavanent avec 4 paires de sacoches totalement dépareillées ! Les seules commandées pour le voyage sont de la marque Ortlieb, fabriquées en Allemagne et très solides, conçues pour durer au moins dix ans.

Hygiène : l’essentiel pour rester toujours propre

La première règle, c’est de bien choisir et de s’en tenir à une trousse simple. J’ai emporté:

  • des savons solides pour le corps et le cheveux (merci Céline!)
  • une éponge Luffa (une courge!) également compostable
  • un déodorant en pierre d’alun (mais je cherche mieux)
  • une brosse à dent en noyau d’avocat qui sera compostable (gracias Jojo!)
  • un dentifrice classique (je cherche mieux)
  • un baume du dragon (merci Léa!)
  • un khôl et un baume à lèvre fait-maison (merci Ophélie!)
  • une petite brosse, un peigne, une pince à épiler et un ciseau
  • 2 mouchoirs en tissu
  • une cup pour les menstruations.

Ces produits et nos sous-vêtements sont soigneusement rangés dans des sacs de tissus cousus à la main par ma cousine ou par nos soins. On utilise une bassine pliable et un gant pour faire notre toilette lorsque l’on campe dans la nature.

IMG_9597 (2).jpg

 

L’alimentation : un beau défi

Pas question d’acheter des bouteilles en plastique, même lorsque l’eau n’est pas potable pour nous : on la filtre et on ne boit que dans nos gourdes.  On achète au fur et à mesure des céréales (riz, quinoa, boulgour, semoule, millet..) que l’on conserve dans un sac de vrac, et l’on cuisine tous les jours dans un Trangia, un réchaud suédois très solide et durable. On a des ustensiles en bambou, en bois et en titane, deux tasses en inox, deux assiettes en plastique léger et résistant, et la vaisselle se fait avec un savon écologique, parfois dans la bassine pliable (Kitchen Sink) qui nous sert aussi pour la toilette et la lessive.

On a amené des sacs de vrac cousus mains et des boîtes pour conserver les restants de nourriture, et on essaye de s’approvisionner dans les marchés et les petits commerces locaux. Avant de partir, on a acheté des noix et des fruits secs chez Marie Bio, formidable boutique de vrac implantée depuis peu dans le village familial. Mais ce type de commerce est encore trop rare, et bien souvent dans la campagne on ne trouve que de petites supérettes qui cèdent aux lois dominantes du suremballage. Alors on ruse et on recycle le couvercle d’un fromage pour faire une assiette supplémentaire, utilise le carton pour allumer le réchaud… On a hâte que les récoltes commencent et que l’on puisse davantage se fournir en fruits et légumes locaux !

 

IMG_9600 (1).jpg

Un brin de flexibilité pour avancer 

On garde toutefois en tête que le voyage suppose d’être ouverts et souples, que nos modes de vie s’adaptent aussi à ceux qui nous reçoivent et aux cultures des régions que l’on traverse, et qu’un sac de plastique rigide s’avère parfois très utile pour protéger nos affaires d’une violente averse. Nos règles d’or : la bonne volonté, la tolérance et le respect.

Et vous, quelles sont vos astuces et vos bricoles indispensables pour réduire vos déchets sur la route ? Comment s’approvisionner au jour le jour en évitant les multiples emballages ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s